Chili sur Vesoul

Dimanche 16 janvier

La zone où nous évoluons...

Que c’est triste un dimanche, à Vesoul, sous la pluie… l’ambiance est plutôt Brel que « los machucantos ». La journée démarre à l’identique de celle d’hier, pluie, pluie soutenue, bruine ou crachin alternent avec la régularité d’un métronome, et sans les pauses. Plus la fraicheur. Le poêle à bois n’a pas trop rempli son office, et je suis frigorifié derrière mon clavier.
Hier soir, sortie à Puerto Varras, pour profiter des charmes d’une station balnéaire en été… Hélas, l’ambiance de la ville était aussi morne que le temps, personne en ville, peu de monde dans les restos et impossible de trouver un rade où écouter de la musique et se changer les idées.
En revanche, Gilles et Denis ont craqué pour une voiture de loc. Ils ont prévu une reconnaissance sur Cochamo, et « una coche » leur donnera plus de latitude pour les déplacements… si tant est qu’ils sortent du lit qu’ils partagent avec Morphée, à défaut d’une Chilienne.
Quand à moi, je vais retenter la sortie en kayak. Quitte à être trempé… Retour de rivière, aujourd’hui, c’était « hot-dog » (petit raft pour un ou deux, un kayak gonflable, quoi !) car je ne les sentais pas chaud à me confier un ‘vrai’ kayak, après tout, ils ne me connaissent pas. Sympa ; Gilles et Denis ne sont toujours pas de retour de Cochamo, ce qui est plutôt bon signe, car s’il n’y avait rien à faire, ils seraient déjà de retour… d’autant qu’il pleut toujours.
Pour la suite des évènements, ils semblerait que Pucon ne soit plus d’actualité, la météo est aussi pourrie qu’ici et les problèmes seraient les mêmes, à savoir que les canyons sont très souvent sur des terrains privés et qu’il faut passer par la case « cash », que les voies d’accès sont soit inexistantes (donc jungle impénétrable) soit situées sur un terrain privé (re cash). Donc, pas grand chose à se mettre sous la dent, d’autant que Pucon semble être l’endroit type « tourisme de masse », genre réservations mini une semaine avant et que ce n’est pas notre tasse de thé.
On s’achemine donc vers une solution plus proche du nord de Santiago. A suivre…

Ils viennent de rentrer :

Un toboggan...

[Gilles] Là, on est en plein dedans. Avec les trombes d’eau qui tombent depuis 48 heures c’est digne de la Patagonie ET de la jungle. Comme on s’en doute, les canyons ont gonflé à vue d’œil et il est trop dangereux de s’approcher ou de se mettre à l’eau. Nous reconnaissons donc l’approche de 2 canyons et l’ambiance est vite donnée dans cette forêt vierge impénétrable. Après plusieurs heures, nous avons une vague sente connue des seules vaches du pays et bien sûr on est aussi trempés que si nous nous étions mis à l’eau. Espérons que demain le niveau ait baissé pour que l’on puisse équiper.
La reconnaissance du côté de Cochamo et Las Cascadas n’a rien donné.

Un canyon à équiper, dans son écrin de jungle...

A l'eau !

Super ! Vous avez certainement reconnu la « patte » de Gilles qui confirme la nouvelle que j’attendais avec impatience, à savoir l’ouverture proche de « notre » 2ème canyon. Je suis intéressé au premier chef, car depuis deux jours, j’étais obligé de « meubler » un peu notre récit et j’avais un peu peur que cela commence à se voir.
En revanche, et je savais que cela allait arriver un jour, j’ai eu le malheur de confier les courses à Gilles et Denis… Ce que je craignais est arrivé, ils me l’ont fait, se radiner avec le sourire « banane » et un pack de 24 saucisses de Strasbourg. Le lecteur un brin pervers pourrait imaginer la façon dont je souhaiterais leur administrer cette acquisition, la taille et la forme de la dite saucisse facilitant bien les choses… pendant que ces iconoclastes de la gastronomie planteront les spits, je dois essayer de trouver, sinon une utilisation, une manière un peu élégante de présenter la chose.
22 h, je vais y  aller. Au fait… il pleut !

Bruno