Paso a Paso : fin de la dernière expé cuvée 2013 !

C’est la fin !!! The end of the trip!

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Alors voilà, Astrorito a été trop fort, du coup on en a profité jusqu’au bout!

Arrivés à Quérétaro on ne s’est pas privé d’une halte à la Pena de Bernal, le 3ème plus grand monolithe au monde à 60 km au nord-est de Quérétaro… Un peu de bloc dans une ambiance « Western », avec du joli caillou mais sans crash-pad donc vite limités quand même (ils engageait vraiment les anciens!!!);

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et une première grande voie « La Bernalina », pour atteindre le sommet et repérer une éventuelle ligne: et oui après toutes ces belles water, ça nous manquait quand même la highline!!!!

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Mais malheureusement, pas de ligne  évidente / majeure et un brouhaha incessant en bas! Du coup on reviendra grimper une dernière voie « El filo Noroccidental », une jolie course d’arête équipée à l’ancienne…

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Comme on décide d’écourter à Bernal on revient sur un vieux projet qu’on avait en tête au début du voyage, sur la côte Pacifique, « Las Islas Marietas ». Et c’est reparti, on tente! 350km pour rallier Guadalajara où on laisser tout le matériel inutile et où on s’octroie un jour de repos; et on reprend la route pour 350 km « de nuevo », direction Puerto Vallarta. Jolie route entre montagne et jungle, et 7 heures dans Astrorito avant d’apercevoir l’océan Pacifique. Des paysages magnifiques (dès que l’on s’éloigne de la ville), mais pas évident d’installer des waterlines;

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On pose notre campement sur la plage à Punta Mita, d’où l’on aperçoit les deux fameuses îles. Le lendemain c’est parti! 15min de bateau et nous y voilà!

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On fera le tour des îles avec pleins de projets en tête, un peu de snorkelling, mais impossible de faire quoique ce soit en slack: le site est classé Parc National et protège des milliers d’oiseaux. Depuis quelques années en effet, et suite à différents incidents, il est interdit de monter sur les îles et de s’amarrer aux rochers…

C’est ainsi que ce terminera notre périple, après un dernier voyage douloureux pour Astro (qui a bien failli finir en dépanneuse!), quelques jours à Guada pour revendre ce qui reste de notre camionette et un peu de matériel de slack convoité par des locaux sur-motivés.

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Au final, nous aurons organisé 5 initiations, crevé deux pneus, pris trois gros échecs d’installation de lignes (El sotano de la Golondrinas, les waterlines à la Huasteca Potosina et las Islas Marietas), offert 7 slacklines à des points stratégiques pour que l’activité se développe à différents endroits du Mexique, subi deux épisodes de vol (lunettes de Pj et plaquettes à El Diente), été contrôlé une vingtaine de fois par la police Mexicaine, fait plus de 7000 km, eu des milliers de piqûres de moustiques sur tout le corps, mangé plusieurs centaines de tacos, vu une dizaine de serpents mortels, sorti des centaines d’épines de cactus de notre peau, eu deux blessures importantes dans l’équipe, arraché une lunule et deux spits, ouvert 6 highlines, 3 midlines, 1 swingline, 1 ligne gouffre, 11 waterlines, un pendule et fait des centaines de rencontres inoubliables… Et nous résumerons cette aventure à travers une citation d’Axel, un jeune slackeur de Guada: « En slack ici, il y a avant vous et après vous, il n’y a plus que la jump, tout le monde est sur-motivé! »…

Un énorme MERCI à Expé.fr et les Bourses Expé, The North Face, Julbo, Beal, Petzl, Slack.fr, Jaillet-Rouby, Redzone, Slack’icîmes, Také Escalado, Tip-Top, Abalone, Lez arts verts, La Posada, Lafiante, Alpine Sofa et Mule Bar pour nous avoir soutenu dans cette aventure !!!

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Que Viva Mexico !!!!!!!!

Le charme obscur de « Glooomy »

Il aura fallu six jours aux canyoneurs de l’équipe Aotearoa pour venir à bout de « Gloomy » un canyon sévère, aquatique, obscur (d’où sa toponymie). Six jours racontés par les membres de l’équipe sur leur blog avec belles photos et beaux textes. Un modèle du genre pour les Bourses Expé !

Et en avant première, ils nous offrent quelques minutes en vidéo, histoire de partager cette ambiance démoniaque, en attendant le film à leur retour !

 

Une journée fructueuse

http://aotearoaexpedition.wordpress.com/2013/02/21/une-journee-fructueuse/

Waterfall Creek – 20 février 2013

Equipe : Didier, Alexis, Thomas, Jérémie et Simon.
Ce matin, départ vers le sud nous allons nous confronter à une végétation sèche dense et agressive sur la marche d’approche. Nous avons déjà exploré deux canyons dans ce secteur et nous savons que l’approche ne sera pas simple. Un semblant de sentier nous amène à cinq cent soixante mètres d’altitude avant de disparaître (comme prévu sur la carte). L’aventure commence nous progressons dans les arbustes épineux qui nous arrivent au mieux à hauteur des genoux, au pire au dessus de la tête. Nous nous extirpons lentement de cette végétation, pour rejoindre des éboulis plus ou moins stables mais sans épineux. Nous retrouvons ensuite les hautes herbes parsemées de plantes piquantes, nous regrettons presque les escalades dans les forêts humides et denses du nord du camp.
Neuf cent cinquante mètres d’altitude, l’entrée du canyon est peut engageante, personne n’en parle mais nous avons tous les cinq l’impression que ces deux heures trente d’approche vont juste nous servir à descendre à pied (pas de vasques, ni de cascades), un mauvais torrent. Mais une fois de plus, a sept cent mètres d’altitude, le torrent s’encaisse, une première cascade apparaît et nous retrouvons le moral (que nous n’avions pas vraiment perdu). Encaissement marqué, geyser, cascades, vue sur le lac : on se régale.

Dix sept heure, il nous reste quatre goujons et cent cinquante mètres de dénivelé à descendre, il va falloir économiser les gars !!! Dix huit heure plus de goujons et il reste une cascade pour finir dans le lac Wanaka. Après une courte réflexion, on sort le perforateur et deux amarrages forés, avec deux anneaux de dynéma nous permettrons de descendre dans un trou où s’engouffre la cascade pour se jeter dans le lac : un véritable bouquet final, pour cette belle journée. Vingt heure, retour au camp côtes d’agneau, riz, verre de rouge et tout le monde au lit.

Premiers canyons en Nouvelle-Zélande

A lire aussi sur le blog de l’expédition :

http://aotearoaexpedition.wordpress.com/2013/02/14/premieres-explorations/#

2013_02_14_reperages_gignoux_006-2 2013_02_14_reperage_joe_lemaitre_030-2 2013_02_14_reperages_lemaitre_002-2 OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA 2013_02_14_reperag_cushat_bedoire_014-2 2013_02_13_trajet_makaror_lemaitre_056-2 2013_02_13_trajet_makaror_lemaitre_037-2 2013_02_13_trajet_makaror_lemaitre_024-2 2013_02_12_trajet_makaroa_gignoux_016-2 2013_02_13_trajet_makaror_lemaitre_003-2

Aujourd’hui, 13 Février, journée transport !
Nous sommes partis de Christchurch pour rejoindre Alain sur Wanaka et filer sur Makarora. Après sept heures de route, une pose baignade pour certain dans le lac Tekapo, nous sommes arrivés à destination. Nous avons planté le campement dans une jolie vallée d’où l’on voit déjà quelques canyons probablement vierges !

14 Février :
Ce matin, Bruno et Didier (qui ont déjà œuvré dans cette zone il y a quatre ans) nous ont emmené voir des objectifs de prospection qu’ils avaient repérés. Après avoir vu un nombre impressionnant de canyons, nous avons divisé le groupe en trois équipes bien énervées et nous sommes allés repérer les accès…

Le trio Alexis, Gilles et Bruno part repérer l’accès  d’Harris creek. Nous suivons une crête qui nous emmène vers la courbe des 200 m. il nous a fallu escalader dans les mousses et les fougères pour passer une barre rocheuse. Nous continuons à monter quand la pluie nous arrose copieusement. Après quelques chutes et glissades nous atteignons la courbe des 500 m. Nous rejoignons enfin la rivière. Un peu de satisfaction tout de même dans cet univers végétal ou la progression reste difficile. Nous buvons une gorgée d’eau  tandis qu’Alexis fait un point GPS. Bon, il est temps de redescendre car nous devons récupérer l’autre équipe à 17 h. Bien trempés, nous repartons en ne suivant pas la trace précédente bien évidemment. C’est donc en « slip mouillé » que nous rejoindrons les copains !

L’équipe Simon, Didier et Anthony va repérer Cushat Creek . Bien énervés nous traversons le lit d’une grosse rivière en espérant ne pas trop se mouiller mais finalement nous ne sauvons que le haut du tee-shirt. S’en suit une belle randonnée entre les fougères arborescentes  qui  au fil du dénivelé que nous accumulons nous mène à quelques escalades végétales nécessaires pour franchir de petites barres rocheuses (où plutôt moussues !). Nous arrivons sans trop de mal au lieu que nous nous sommes fixé. Superbe cette forêt primaire. Retour en utilisant une petite variante pour éviter les petites verticales, qui avec les sacs seraient pénibles. A nouveau l’eau glacée jusqu’à la taille…. Et retour au véhicule, il n’est pas trop tard, nous filons à la rencontre des autres équipes.

Le team Sandy, Tot et Jérémie s’engage dans la jungle pour repérer l’accès de Joe Creek… Nous entrons dans cette forêt luxuriante, et d’entrée un oiseau au chant vraiment hallucinant prévient ses potes de notre arrivée ! Ce lieu est surprenant de part l’épaisseur de mousse et d’humus sur laquelle nous marchons, les fougères arborescentes et les énormes arbres. Rapidement notre progression devient difficile car la forêt est incroyablement dense ! Nous rejoignons une crête qui normalement va nous permettre d’accéder au sommet des cascades observées de la route…
Après deux bonnes heures et trois cent cinquante mètres de dénivelé, nous sommes trempés par la végétation et la pluie qui se met à tomber. Mais nous entendons au loin notre canyon « Joe » ! Nous sommes tous les trois vraiment excités par cette première approche et nous arrivons enfin à le rejoindre… Nous installons une petite corde et Tot descend quelques mètres pour voir le premier obstacle : une cascade en toboggan de 20m, et derrière ça à l’air d’enchaîner serieusement…
Nous attaquons ensuite la descente qui se révèle difficile car les fougères nous cachent les obstacles dans l’épaisseur de l’humus… Nous tombons souvent dans l’épaisse végétation et Sandy a la mauvaise idée de marcher sur un nid d’abeilles plutôt hostiles et se fait piquer un peu partout… Mais il arrive quand même à s’échapper !
Sur la fin, nous « bartassons » comme des sangliers pour rejoindre la route.
Nos potes d’expéditions viennent nous récupérer en voiture et nous rentrons au camp plutôt crevés, heureux de cette première immersion dans les forêts de Nouvelle Zélande !

C’est parti pour la dernière expédition 2012 : les canyons de Nouvelle-Zélande

Dernière expédition à partir, compte tenu de l’été austral, l’expédition Aotearoa (essayez de faire une effort, vous verrez que cela se lit bien si on prononce toutes les voyelles…).

Voici comment ils le présentent :  » Cette expédition, est un projet réalisé par un groupe de spécialistes de la descente de canyon. La nouvelle Zélande est une île ou le mot nature prend tout son sens. De part les montagnes et les glaciers, elle offre dans ses paysages insolites de nombreux canyons qui restent à découvrir. Les objectifs de l’équipe seront d’ouvrir une voie au cœur de ces rivières de montagnes afin d’ offrir de nouvelles possibilités de descente aux amoureux de l’activité. Au terme de cette expédition géographique et sportive nous réaliserons un topoguide des canyons explorés. Nous ferons également un film et reportage photo et nous publierons des articles dans des revues spécialisées.« 

Pour suivre les découvertes :  http://aotearoaexpedition.wordpress.com/

Le site du projet : http://aotearoa2013.free.fr